Privilégier l'écrit sur l'image.
Comme des milliers de Français et de Françaises, j'ai regardé le match "France-All Blacks". Comme des milliers de Français et de Françaises, j'ai la gueule de bois des lendemains de fêtes "défaites". Comme des milliers de Français et de Françaises, je fais des commentaires de lendemains de fêtes "défaites".
On peut faire le "Paris-Dakar" avec un Mitusbishi sur-équipé, sur-gonflé; avec une assistance technique d'enfer et avec un nombre impressionnant d'hommes interchangeables pour piloter, réparer, analyser, prévoir, bref pour gagner. Seul compte alors la marque, les individus s'effacent devant le collectif. Le but est de gagner. Point à la ligne.
Ou alors on peut "courir" le "Paris-Dakar" au volant d'une sympathique 2CV de collection remplie de copains et de souvenirs de la prestigieuse épopée Citroën des années 20. ( Voir dans les livres d'Histoire le "Paris-Pékin".) Le problème c'est que la Mitusbichi sera arrivée à Dakar tandis que notre glorieuse 2 CV Citroën en sera encore à gambader dans l'arrière pays Niçois à la recherche du port de Marseille avec le risque de ne jamais parvenir à embarquer pour l'Afrique.
Les "All Blacks" ne sont pas tous noirs. Mais ils ne sont pas tous blancs. Et manifestement c'est une équipe nationale où l'on n'hésite pas à confier des postes de responsabilités à des hommes de couleurs remarquables. Le résultat est spectaculaire.
L'équipe de France n'est pas toute blanche. Mais elle est bien pâle à côté de celle des "All Blacks". Elle manque de couleurs. Nous aurions tout à gagner en rugby comme d'ailleurs dans la vie politique et économique de notre pays à nous "colorer" d'avantage.
Et pour poursuivre sur le terrain politique, comme des milliers de Français et de Françaises, j'essaye de suivre et de comprendre notre jeu actuel de la dînette électorale présidentielle dans notre bac à sable hexagonal. C'est souvent épuisant à suivre. Parfois même lassant et décourageant. Et pendant ce temps là le reste du monde tourne à plein régime. Sans nous.
"Allo, maman? Bobo! Y a des grands qui font que m'embêter. Ils m'empêchent de jouer à la baballe avec mes copains."