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Tous les hommes.

«  (…) Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisants et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange, mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. (… ) »

Alfred de Musset

«  On ne badine pas avec l’amour »

1834

 

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J
Oui bien sûr que je participerai à une rencontre commune. Si je suis libre à la date qui sera choisie et si nous ne la faisons pas à l'autre bout de la France. :+))
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E
A Elisabeth : Strasbourg est une très belle ville, je la connais bien, j'y ai vécu onze ans mais comme on ne s'en lasse jamais vraiment, elle me manque parfois.Oui, j'avais bien compris ce que vous vous vouliez dire à propos de collaborationnisme. Je suis d'autant plus navrée pour l'école publique que j'en ai, personnellement, un bon souvenir. J'ai passé plus de temps dans des écoles privées mais c'est lors de mes trois seules années passées dans l'école publique qu'il m'a été donné d'apprécier, d'admirer, de me sentir (enfin!) guidée par d'excellents profs. De ceux que je n'oublierai jamais.D'ailleurs, c'était des hommes.Non, je n'ai rien contre les hommes et ne les considère pas tellement comme un groupe à part. J'ai juste tendance à être attirée par ceux qui me conviennent le moins, d'une part, mais ça, ce n'est pas de leur faute, et d'autre part, comme je fais des arts martiaux et me retrouve souvent toute seule dans un groupe uniquement masculin, j'ai souvent l'occasion d'être irritée par certains comportements, en particulier par les exemples (stupides d'après moi) du prof, faisant un parallèle avec la façon d'appréhender une technique et la relation entre mari et femme avec des phrases qui commencent toutes par "par exemple avec votre femme..." en oubliant ma présence. Déjà que le rapport avec le sujet est tiré par les cheveux, c'est vraiment déplaisant. Et puis comme je travaille dans un domaine où on distribue des mots-clés, je constate que le seul élément masculin à qui on a d'ailleurs attribué seul le pouvoir de décider de cette distribution, les femmes effectuant le même travail en étant exclues, s'évertue à attribuer systématiquement le terme "masculinisation" dès lors qu'il est question d'une femme effectuant D'APRES LUI, un métier "d'homme". C'est ridicule et sexiste. D'ailleurs il refuse de créer le mot-clé "sexiste". Or le sexisme existe, vous pouvez me taquiner comme vous voulez, Elisabeth. J'estime que le nier n'est pas une bonne solution pour faire avancer la société.Cela dit, il refuse aussi le terme "art alsacien" alors que "art hessois" ou art souabe" lui paraisssent justifiés. Il impose donc sa vision toute personnelle du monde. Cela dit, par d'autres aspects, ce collègue de travail est  adorable, il est juste bouché sur un certain nombre de sujets, ce qui enlève forcément à son charme et me rappelle à la part misandre de moi-même. Mais j'ai aussi ma part de misogynie, ne vous en faites pas pour ça! Une rencontre à thème est une très bonne idée!  Enfin des visages, des voix!  Oui, oui, je suis très très partante.Amitiés à vous et à Jean-François qui n'a pas encore dit s'il était de la partie mais qui, en est, non? D'ailleurs "qui ne dit mot consent". alors...A bientôt,EuterpeP.S.: en effet, passants, n'hésitez surtout pas à vous mêler de la conversation !
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E
Bonjour à tous deux, et aussi à d'autres qui liraient et se demanderaient un peu s'ils peuvent lire un message qui commence ainsi ! Oh, Euterpe, j'étais modestement seulement à Strasbourg...c'était le nord-est... de la France ! Peu de choses mais pour moi une merveille d'escapade historique... Comme il est tard je ne peux lire vos liens Jean-François mais cela a l'air super. De mon côté, j'ai trouvé deux trois choses qui devraient aussi vous plaire. Euterpe, juste une petite rectification : quand je parle de collaboration des profs, dont moi, c'est surtout vis-à-vis de l'Etat. Pas seulement en raison de notre matière d'enseigner, non, plutôt en raison de notre fatigue et démission dans la lutte pour sauver l'école. Mais vous avez raison de dire que les enfants attendent autre chose de nous que cette absence implicite - tout en attendant sans doute aussi autre chose que ce système français d'hyperpression parfaitement contre-productif. Aux Etats-Unis, le sport et la création font partie de l'école. Chez nous, tout se fait après l'école, quand les enfants sont crevés, lessivés... Bref, quelque chose ne tourne pas rond. D'autre part, je vais vous taquiner, mais vous êtes dure avec ces messieurs ?! Vous savez, pendant des années je fus misogyne... c'est horrible à dire, non ? Il me semblait que le genre féminin déméritait un peu, lui aussi... aujourd'hui j'ai atteint un équilibre, rassurez-vous ! Mais j'ai encore du mal à voir dans les hommes un groupe particulier. Particulier parce que formé pour l'être, peut-être. Mais certains s'émancipent merveilleusement et sont d'une immense tendresse et probité. Immense, vraiment, si, si, ayez confiance (imaginez, là, le regard du serpent dans le Livre de la jungle !!!) Quant aux contenus de l'école, il faudrait en débattre ;  vous savez, Jean-François, nous pourrions organiser quelque chose avec vous, Euterpe, Françoise et moi et d'autres qui auraient envie ? Une rencontre avec un thème... ? Ce serait chouette, non, de parler "vrai" ? J'en parle à Françoise si vous voulez, j'ai son mail et on voulait se voir. Amicalement à vous deux, et aux passants du blog... Elisabeth
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J
Je crois bien que le lien dans mon message ci-dessus  ne fonctionne pas.Je fais un nouvel essai. Cliquer sur ce lien.
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E
Bonjour Elisabeth ! Merci pour votre message qui m'a fait chaud au coeur. Je ne sais pas à quel endroit de mon nord-est vous vous êtes rendue, mais avec le temps magnifique et toute la végétation en fleurs, l'Allemagne doit être belle partout, en ce moment. A propos de "Entre les murs", il y a encore plein de choses à dire mais pour en revenir à la scène finale, elle est censé représenter la chute de l'histoire. Or les chutes sont normalement là pour résumer le propos, livrer le message que contenait en fait, tout le récit. Je suis persuadée que le metteur-en-scène a pensé placer à la fin, une forme de réconciliation pour laisser l'impression que l'école n'était pas seulement devenu un champ de bataille et que ce n'était pas tout le temps la guerre entre élèves et maîtres, qu'une sorte de communion était possible quelque part, mais ce quelque part n'est pas sans importance du tout. Quand la communion se fait autour du foot, cela a un sens extrêmement fort non seulement concernant le rôle de l'enseignant mais le bien-fondé de l'enseignement dans la société. La boucle est d'ailleurs bouclée avec le début du film où les élèves remettent en question le bien-fondé d'étudier ceci ou cela, ce qui est quand même un comble, d'autant que l'enseignant n'a même pas la possibilité de dire qu'ils ne sont pas habilités à remettre en question quoi que ce soit de ce qui est enseigné et se trouve même obligé d'argumenter. Et à la fin, c'est comme si les élèves avaient gagné le bras de fer, c'est comme s'ils disaient : "Regardez, nous nous savons dans quel domaine il faut briller et dans ce domaine-là, vous, le prof, n'êtes pas à la hauteur, c'est nous qui applaudissons vos moindres petits progrès".  J'ai étudié la construction d'une histoire et le début annonce généralement la fin. Ce film ne déroge pas à la règle. Et croyez-moi, de mon point de vue, c'est cela qui génère de la violence. Personne n'est à sa vraie place. Les jeunes ne le supportent pas.Les enseignants "collaborationnistes", c'est une bonne expression, en effet. Je les ai vus à l'oeuvre au Lycée Français. Collaborationnistes avec l'état et démogagiques avec les enfants. Finalement ils leur enlèvent tout goût d'apprendre. D'ailleurs, il n'est même plus jamais question du "goût d'apprendre". Et puis on a décrété qu'en français tous les genres se valent, l'essentiel étant que les mots imprimés le soient en français. Et pour soit-disant ne pas décourager les élèves, on fait le plus simple possible! Je ne sais pas si vous avez déjà lu "Agrippine" de Brétecher. Un moment donné, Agrippine aide son petit frère à réciter sa récitation et on s'aperçoit qu'elle consiste en une publicité pour la charcuterie italienne. Bien vu.Moi, pour le club de chasseur de spectres, je suis, ô combien, partante ! Je suis prête à faire le déplacement où a accueillir quelqu'un, d'ailleurs. Comptez sur moi, j'accoure!Jean-François vous avez mon adresse email. J'espère que vous allez bien.Amitiés à tous deux
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A
<br /> @euterpe<br /> J'aime aussi... ce texte de Rainer Marie Rilke.<br /> <br /> @euterpe<br /> @elisabeth F-B<br /> <br /> Si vous en avez le temps et l'envie j'ai retrouvé un article du Monde Diplomatique que je vous invite à consulter sur le lien suivant:<br /> http://www.monde-diplomatique.fr/2007/11/GARRIGOU/15317<br /> <br /> Euterpe, j'ai quelques anomalies de fonctionnement et sur mon ordi et sur mon blog et je ne sais pas exactement comment régler ces petits disfonctionnements passagers. Je ne retrouve pas votre<br /> adresse mail. Je vous donne une des miennes: jfsadys@laposte.net<br /> <br /> Elisabeth, j'ai trouvé aussi intéressant le texte suivant: http://www.cathedraledupuy.org/Homelie-du-dimanche-29-mars-prononcee-par-le-Pere-Emmanuel-GOBILL<br /> <br /> <br />