Encore
Des décors de rêves
Encore
Des corps sur la grève
Encore
La franche histoire du peuple juif gazé
Encore
Des tranches à vif de territoire d'Gaza
Encore
L'horreur élémentaire du Darfour Au Soudan
Encore
Mes sous dans l'alimentaire chez carrefour ou Auchan
Encore
Des bad bad piques de pollution
Encore
Des débats politiques sans solution
Encore …
J'en veux encore
Je suis une vrai fan du désespoir
Une " mélano-mane ", j'adore le noir
Alors J' branche la télé le transistor,
J'm'épanche d'un cocktail indolore.
Au shaker des news,
Chaque heure verse à mon blues,
Amours de star, mouroirs austères.
En pâture dans le miroir des médiats
Le monde Immédiat sature.
Pour faciliter la tétée les JT phagocytent,
La complexité des faits cités.
Un rayonnement hypnotique éteint,
Mon hypothétique esprit critique,
Une onde léthargique atteint,
Le moindre repli domestique.
Immonde ration de clashes diluviens,
L'inondation de flashes quotidiens
Parvient jusqu'à mon chevet prônant,
Des prises de conscience narcotique,
Plutôt que le desenchevêtrement
Des non sens systémique.
J'sais, J'sais, qu'ya pas de thérapie,
Pour rendre ma terre happy,
Mais ma terre, mater dolorosa, j't'en prie,
Donne moi encore, le la… planétaire,
Tes bla-bla insensés sanscrit désaltère mon esprit.
Encore, j'en veux encore
Comme une pythie dingue d'info
Vestale commune un peu nympho
J'bois goulue au goulot
Avide j'goute le flux des mots
Le flot continu vide de contenu
Encore j'en veux encore
Malade J'suis une folle de ces molles odes
Mais j' m'en saoule à mort J'bois
Jusqu'à la lie, jusqu'à la ligne
Jusqu'à vomir indigne, les prophéties maboules,
Variations sibyllines de ma boule de cristal.
Et sur le papier spleen, l'impertinence de mes cris s'taillent.
Mes écrits anthro-pas-logique s'étalent
Ils filent à contre sens des voix uniques.
Et j'fais des excès dégu'linguistiques
Aïe pas de peau un barrage de police !
Faut que je souffle dans l'éthylo texte,
Mais il vire aux vers pas assez lisses,
Pas assez aseptiques dans le contexte.
Zut, J'courre tout droit au procès verbal,
J'doute qu'ils croient l'acidité d'ma langue virale.
Pourtant j'vous assure, qu'aux vues
Des certitudes arrogantes et pathétiques
Du grand débat démocratique
J'endure des crises de nerf optique.
Juste dans l'œil du cyclone de gravité
J'hurricane comme une Hystérique
Qui détrône les icônes-au-graf-fitis.
Aïe au pied du mur mon orthographe déconne
Et ma syntaxe n'est plus auto immune,
Alors J'déboîte du saint axe de la pensée commune
Depuis que j'ai contracté cette virose proséïforme
Le diagnostique n'est pas si rose
J'suis devenue inapte aux normes de la prose
Plus en prise avec les stéréotypes
J'constate la chose au microscope
Des micros scoops affectent sans gène
Le caryotype d'ma double hélice ADN
Je souffre d'un type grave d'érythème
Une irritation à fleur de " peau N "
Ou peut être est ce ?
- une inflammation de la langue de bois littéraire
- une grippe aviaire des canards hebdomadaires.
- une listéria des affreux mages de l'info parasitaire.
Parce que lorsque l'actualité m'envahit de sa fièvre,
Et Que tous les branchés ont au bord des lèvres,
Un mièvre " comment taire "
Et bien j'me demande plutôt, " comment dire " ?
© Barbie tue Rick
http://polysemiques.com/textbarbie.htm