ohhh comme c'est tellement vrai et tant d'actualité !L'amour maternel est viscéral, chevillé au corps il ne s'éteint jamais, même si l'amour de l'enfant pour sa mère, lui s'est envolé.
Mais comme disait Gramsci, cité dans la Croix aujourd'hui, il faut allier "le pessimisme de la raison et l'optimisme de la volonté."En parlant d'optimisme, quand je pense à toutes ces minutes que les découvertes du monde rendent encore plus précieuses et plus longues, je suis un brin jalouse du temps de la jeunesse ; quelle chance de pouvoir, bardé de l'amour des siens, découvrir des contrées splendides... et quelle chance, de pouvoir avoir pour soutien les siens, qui vous donnent assez de solidité pour affronter dépaysement et déracinement. Voilà qui donne au temps beaucoup de valeur, non ? L'amour qui fait pousser des ailes...
Une découverte. Un beau texte...Je pense au Rwanda, que vous mentionnez et retrouve ce passage dans Une saison de machettes, de Jean Hatzfeld :"Pancrace : Pendant cette saison de tuerie, on se levait plus tôt que d'ordinaire, pour manger copieusement de la viande (...) Le règle numéro un c'était de tuer. La règle numéro deux, il n'y en avait pas. C'était une organisation sans complications."Se lever tôt. Pour prendre des forces et voler le temps de vie des autres, lesquels n'avaient pas même dormi, pour se cacher.