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La famille de demain: une maman, un seul enfant et... plus de papa?


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( " Tu es le fils de ton époque plus que le fils de ton père" )

Evolution de la famille.


" (...) Depuis la fin du XIXe siècle, la famille s’est transformée, en se resserrant sur elle-même et en permettant à chacun de ses membres d’avoir une identité de plus en plus personnelle. Schématiquement les changements se sont déroulés en deux temps. Lors de la première modernité jusqu’aux années 1960, se sont imposés l’évidence du mariage amoureux, une grande division du travail entre les sexes, le repli sur le bonheur familial, et le soutien de l’Etat-Providence. Avec la seconde modernité, sont apparus l’instabilité conjugale, le pluralisme des formes familiales, la montée des normes psychologiques, la force du processus d’individualisation (de la femme, de l’enfant). En conséquence, pris entre les exigences de la vie commune et celle des individus, petits ou grands, la famille est soumise à des tensions qui sont analysées dans la 3e édition entièrement refondue de cet ouvrage. (...) "

"Sociologie de la famille contemporaine"
Un ouvrage de François de Singly (3ème édition refondue, Armand Colin, 2007)
Source

Quelques pourcentages.

80% des pères assistent à l’accouchement, 70 % prennent leur congé de paternité. Les mères se sentent aidées ou très aidées, lors du congé de paternité, dans 80 % des cas .

70 % des pères souhaitent prendre une année sabbatique pour être auprès de l’enfant, 20 % sont partant pour un congé parental de 3 ans ou plus.

Les pères assument 40 % des taches éducatives et soins aux enfants alors que les hommes travaillent à plein temps dans 95 % des cas.

73 % des pères se lèvent la nuit si l’enfant en a besoin. 80 % des pères se libèrent pour faire face à un imprévu de l’enfant (pédiatre, école). Les cadres français, traditionnellement inféodés aux contraintes professionnelles réclament depuis peu du temps pour se consacrer à leur famille.

68 % des pères et 62 % des mères se plaignent du manque de disponibilité des pères.

80 % des femmes travaillent dont 30 % à temps partiel avec un ratio de 70 % environ de temps partiel contraint. La flexibilité imposée au travail frappe en premier les femmes jeunes et les mères seules.

Le salaire féminin moyen est en moyenne inférieur de 20 % environ à celui des hommes. La justification implicite de ces disparités salariales est la perte de productivité occasionnée par la maternité et les charges de l’enfance. Tout comme pour le faible taux féminin de postes à haute responsabilité.

98 % des congés parentaux sont pris par les femmes.

Les femmes sont renvoyées aux doubles contraintes enfance /profession, les hommes à travailler plus et voir moins leurs enfants

Source:Gérard Révérend, président de l’association [ Les Papas = Les Mamans ].


La place du père.


Le père n’est jamais trop présent, jamais trop impliqué dans les soins et l’éducation de l’enfant et il a le droit de recevoir et de donner de la tendresse pourvu qu’il sache aussi poser des limites et au besoin prendre des sanctions intelligentes et mesurées. Cette règle s’applique bien sûr aux cas du père adoptif et du père IAD (recours à la Procréation Médicalement Assistée), qui sont des pères à part entière.

Quand pour une raison quelconque le père est totalement absent ou gravement défaillant, le souci de l’intérêt de l’enfant peut conduire à trouver ailleurs des figures d’identification, voire des pères « de remplacement » : un grand père, un oncle, un éducateur … peuvent tenir la place vacante. Il faut savoir toutefois que dans le cœur de l’enfant un père reste un père quoi que ce père ait fait (et même s’il est en prison).

Source: Jean Le Camus, professeur en psychologie.


Pour en savoir plus.
 
parent-solo

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E
Chère Euterpe : je n'ai pas eu votre message...sinon vous auriez eu une réponse sans faute, même pour papoter d'ailleurs (j'adore !). JE SUIS DESOLEE.Voici mon adresse personnelle : eberliozcours@yahoo.frBien amicalement !
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C
Nous sommes depuis longtemps, voire le début des lectrices et participantes fidèles de ce blog. Comme vous nous déplorons les méfaits et limites du "virtuel" et nous l'avons déjà exprimé. Nous sommes donc favorables et intéressées par votre proposition de rencontre. Nous vous contacterons sur l'adresse que vous mentionnez.Domi et mc
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E
A Elisabeth: ben, je vous ai écrit sur l'adresse hotmail avec mention "chasseurs de spectre" pour confirmer que j'en étais mais comme je ne sais pas s'il est possible de communiquer dans les deux sens, dans le cas où vous voudriez donner des informations sur des points de ralliement, j'aurais aimé une réponse par la même voie. Il se trouve que, et je ne sais pas pourquoi, d'ailleurs aucun informaticien n'a pu me dire pourquoi non plus, mais j'ai un problème particulier avec les adresses "hotmail", pas les adresses yahoo, ni laposte, noos, etc..juste hotmail. Ma fille, par exemple, a une adresse hotmail. Je ne peux pas correspondre avec elle. Une amie s'est constituée une adresse non hotmail uniquement pour moi. C'est la raison pour laquelle je vous demandais une réponse. Ce n'était pas pour papoter "hors antenne" !Oui, je suis d'accord avec vous sur les femmes qui veulent trop se valoriser en tant que mère. Je me demande si ce ne sont pas les mêmes qui vont s'oublier pour l'amour d'un homme, ou se sacrifier à leur famille, devenir infirmière ou psychologue. Il y a, surtout chez les femmes, une fuite de soi qui consistent à "aider", "secourir", "éduquer", vouloir changer les autres, avec le secret désir de recevoir de l'amour sous forme de gratitude, car elles pensent que cela ne suffit pas d'être elle-même pour être aimée, alors qu'elles se font juste utiliser. Elles ont souvent fait l'expérience de ne pas avoir été bien accueilli en venant au monde (zut, une fille...). Elles développent une sorte de pulsion compulsive à prouver qu'elles servent à quelque chose. Mais c'est une maladie, un peu comme le coalcoolisme et il y a une psychologue américaine qui a commencé à écrire des livres là-dessus dans les années 80. Maintenant il y a toute une littérature uniquement sur le sujet. Cette forme de dévouement, à ne pas confondre avec celui de soeur Emmanuelle qui avait d'autres motifs, est assimilé aujourd'hui à une maladie.Mais comme le dit cette psychologue, la société, encore fois, à travers certains médias, par exemple avec la chanson qui assimile l'amour à la souffrance, au sacrifice, à l'obsession, etc.. n'incite ni les femmes ni les hommes à des comportements aimants sains. Heureusement la chanson tend maintenant à véhiculer d'autres messages. Quant à la religion catholique dans laquelle j'ai baigné toute mon enfance et même plus tard, c'est pourquoi j'y reste à ma façon bien particulière, complètement attachée, véhicule elle, la dévastatrice image de la Vierge à l'Enfant, déclinée dans tous les arts depuis des siècles. La Vierge à l'Enfant. Une vierge avec un enfant. Qu'est-ce qu'une vierge avec un enfant ? C'est un enfant avec un enfant. Il n'y a ni père ni mère. Il y a une femme qui n'en sera jamais une avec un enfant vierge. Deux vierges. Je sais, c'est très provocateur ce que j'écris là. Mais cette image exclut complètement et l'homme et le père. C'est une image forte qui laisse des traces.Durant les 20 siècles précédant le christianisme, il y avait déjà les mêmes représentations de la Mère à l'Enfant. Il y en a plein les musées de ces représentations au fil des âges. Mais c'était la "Mère" à l'Enfant. On supposait donc un Père ayant participé au moins activement à la procréation biologique. Ce qui est un minimum. Et là est toute la différence.D'ailleurs "vierge" veut dire "jeune fille". Je ne vois pas pourquoi on a voulu en faire une "immaculée" qui sonne comme émasculée = sans masculin. La notion d'immaculée m'a toujours paru bien suspecte.J'espère que B. XVI ne lira jamais ce blog!
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F
Juste un rapide bonjour à Jean-François pour lui laisser mes coordonnées personnelles.Vaste sujet que celui de l'éducation ; suis assez d'accord avec Euterpe.Allez je retourne à mon piano car je consomme tous ces blogs avec modération." Venez, crions de joie pour Yahvé,acclamons le Rocher de notre salut;approchons de sa face en rendant grâce,au son des musiques acclamons-le." Psaume 95, 1-2 A bientôt. Amitiés.
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A
<br /> @F.A<br /> Je n'ai pas reçu vos coordonnées comme vous le mentionnez dans votre commentaire. A moins que j'ai laissé passer quelque chose?<br /> <br /> <br />
E
Euterpe : lyonjuillet@hotmail.fr reste pour l'instant un territoire de chasseurs de spectre ! Mais qu'importe, c'est bien aussi.Vos réflexions sont tout à fait intéressantes ; je retiendrais surtout la culpabilisation permanente des mères ; le manque de tissu social qui étouffe parents et enfants dans une relation pernicieuse et toxique de dépendance réciproque néfaste ; l'étouffement de certaines femmes dans le rôle de mère de manière absurde au point qu'elles explosent, parfois, au détriment de tous. Quant à la nécessité de laisser aux pères place et rôle à part entière, mille fois oui. Mais reconnaissons que les femmes, que la société ampute souvent d'une reconnaissance pleine et entière de leurs capacités, ont alors parfois plaisir à se distinguer dans la vie familiale. Il est dur, alors, pour l'homme de s'affirmer comme capable sans "voler" une place "réservée". Il est dur pour la femme, aussi, de sentir que, somme toute, elle pourrait se détacher de ses enfants. Le repentir, le remord s'immiscent ; la "mauvaise mère" surgit dans l'oeil suspicieux de la conscience. Ce reflet là pèse lourd.
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