popularité : 16% <br />
Sous prétexte de lutter contre l’échec scolaire, un fichier relatif au retard scolaire des élèves est né en janvier 2009, il répertorie, entre autre, la géolocalisation des données personnelles des parents de ces élèves et leur nationalité. Il ne faut pas être grand clerc pour deviner l’interprétation que l’on pourra faire de ces informations.<br />
Par Illel Kieser El Baz<br />
En lisant bien le décret – arrêté du 28 janvier 2009, paru au JO, il s’agit d’un traçage « ethnique » déguisé et nettement circonscrit aux cités relevant des compétences de la politique de la ville.<br />
Le décret précise : « La localisation du domicile de l’élève, codée à l’échelle des quartiers de la politique de la ville, de l’Iris, de l’îlot et de carreaux de 100 mètres de côté. »<br />
Ce fichier complètera sûrement les statistiques "ethnique" qui se mettront en place rapidement si l’on en croit des sources ministérielles. Comme il est question, par ailleurs, de connecter toutes les bases de données nationales, le croisement des informations rendra le système d’une terrible efficacité. Si Yazid Sabeg affirme ses bonnes intentions il ne maîtrisera pas l’exploitation des autres fichiers.<br />
Les gestionnaires de ce fichier ’retardataires’ sont la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance et les rectorats, alors que la justification d’un tel arrêté était la politique de la ville !<br />
La DEPP intervient « à la demande des autres directions, elle conçoit et met à disposition les outils d’aide à l’évaluation, à la mesure de la performance, au pilotage et à la décision. »<br />
Après Base-Élèves, Edwige, les questionnaires MGEN au sein de l’école, directement inspirés du très contesté rapport Bénisti sur la prévention de la délinquance, le fichage de plus en plus précoce des citoyens pose de graves problèmes. Le rapport Bénisti, dans un sursaut formidable de théorisation psychologique, affirme, par exemple, que le bilinguisme est source de délinquance.<br />
Ce rapport, dans un premier temps, fait de manière insidieuse un amalgame entre "délinquance" et "les familles issues de l’immigration", présentant ces dernières comme une population potentiellement dangereuse "dès l’âge de 3ans".<br />
On sait aussi que des pressions s’exercent de plus en plus pour signaler très tôt des déficiences psychologiques chez les enfants.<br />
Ainsi ce même rapport affirme : " Seuls les parents, et en particulier la mère, ont un contact avec leurs enfants. Si ces derniers sont d’origine étrangère elles devront s’obliger à parler le Français dans leur foyer pour habituer les enfants à n’avoir que cette langue pour s’exprimer. " " Si les mères sentent dans certains cas des réticences de la part des pères, qui exigent souvent le parler patois du pays à la maison, elles seront dissuadées de le faire. Il faut alors engager des actions en direction du père pour l’inciter dans cette direction. "<br />
Le rapport affirme plus loin la nécessité citoyenne de la délation : " Les services d’assistante sociale seront prévenus de l’action proposée et devront suivre son déroulement. Si le comportement de l’enfant est indiscipliné et créé des troubles dans la classe, l’enseignant pourra alors passer le relais à une structure médico-sociale (un pédopsychiatre, une assistante sociale, un pédiatre)...ces suivis sociaux réguliers devront aussi permettre à l’enfant d’être élevé dans une atmosphère saine " Lire sudeducation.org
Une situation parmi tant d'autres:FUMEL : AU MOINS 120 EMPLOIS MENACÉS. Aucun des repreneurs candidats ne conserverait l'ensemble des salariés de l'usine<br />
<br />
<br />
Des licenciés, encore<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
', width: 600}); return false;" href="http://www.sudouest.com/index.php?eID=tx_cms_showpic&file=uploads/pics/8951853.jpg&md5=5e7489ac2e55764cfbe03d1a74d9b7cf&width=530"> Le 2 mars devant le tribunal d'Agen. Une grande manifestation a lieu samedi à Fumel. (Ph. Thierry SUIRE)<br />
<br />
Et Fumel, combien de licenciés ? Après l'annonce de 99 suppressions de postes chez les parquets Marty, lundi, le regard du Fumélois se tourne vers son usine emblématique, dont l'avenir est suspendu aux dix prochains jours. Aucun des trois candidats à la reprise - l'industriel hollandais Kerel Vehressen et les groupes B 4 Italia et Motordetal -, ne propose de conserver les trois activités de l'usine en l'état.<br />
Au pire, Yurkevitch (encore propriétaire de Fumel D) et Vehressen ne garderaient que 120 à 125 salariés (soit uniquement la fonte de chemises pour engins foreurs). Au mieux, B 4 propose une reprise avec 210 salariés, plus 25 personnes en formation (secteur acier et chemises, « mise en veille » de la BMD). Fumel D compte 355 salariés. Les syndicats augurent une « explosion sociale » (lire ci-contre).<br />
« Aucune offre valable »<br />
Les offres sont parvenues mardi soir à l'administrateur judiciaire de Fumel D, au terme du délai imparti. Elles sont remises ce matin au tribunal de commerce, qui prendra une semaine pour les étudier, avant d'entendre les candidats le 9 avril et statuer dans la foulée.<br />
Les syndicats ont toujours estimé l'investissement nécessaire à 12 millions d'euros. Le Hollandais investirait un million. Vendredi, il a demandé un différé de loyer de cinq ans à la Communauté de communes (propriétaire des murs) et sa situation de concurrent de Fumel, couplée à une offre qui ne porte que sur un seul secteur de l'usine, laisse beaucoup d'observateurs dubitatifs. De son côté, l'offre ukrainienne n'est pas prise au sérieux, « vu ce qu'il a montré à la tête de l'entreprise » l'an passé, avance un acteur du dossier. Quant à l'offre de B 4, peu d'informations ont filtré : le PDG Jan-Pedro Cola se refuse à tout commentaire avant de présenter son plan aux salariés, la semaine prochaine. Son plan paraît le plus complet, puisqu'il concerne l'ensemble des activités.<br />
Liquidation judiciaire ce matin<br />
En attendant le jugement du tribunal, les services de l'État et la direction de Fumel D tentent encore d'infléchir la décision de Renault Trucks (groupe Volvo) de retirer ses commandes d'ici 2010. Sans ce client et si le repreneur désigné n'amène pas de charge, le secteur BMD (fonderie à plat, 150 emplois) est condamné. Renault pèse pour 85 % de son activité.<br />
« On se doutait qu'avec le départ de Renault Trucks, les offres seraient revues à la baisse. Mais là, on nous condamne », accuse José Gonzalez, porte-parole de l'intersyndicale.<br />
Ce matin, le tribunal devrait prononcer la liquidation judiciaire de Fumel D, avec poursuite d'activité en attendant l'éventuelle reprise. Cette procédure « liquidatoire » permettra aux salaires de mars d'être pris en charge.<br />
Ce matin, une délégation de l'usine doit être reçue à la préfecture. Depuis jeudi, les services de l'État travaillent à décliner plusieurs dispositifs « alternatifs » aux licenciements : une combinaison de plans de formations et de mesures de chômage partiel, en postulant sur un regain d'activité qui permettrait des retours à l'emploi à terme.<br />
« On ne peut pas se permettre d'abandonner les licenciés de Fumel ou de Marty, car ils vont rester au chômage très longtemps sinon », prévient José Gonzalez. Qui demande « un vrai plan de soutien au bassin Fumélois ». Et pas un simple accompagnement des plans sociaux.<br />
<br />
<br />
<br />
Auteur : Adrien Vergnolle<br />
<br />
<br />
<br />
5 600 hab., 2 266 ha, chef-lieu de canton du Lot-et-Garonne dans l'arrondissement de Villeneuve-sur-Lot, 23 km à l'est de celle-ci. Fumel est la seule cité industrielle dans la vallée du Lot. Une fonderie y avait été établie en 1847, traitant le fer sidérolithique local par le charbon de Decazeville et occupant jusqu'à 3 000 personnes; elle est passée à Pont-à-Mousson en 1970 et avait encore 2 000 salariés en 1980. L'actuelle fonderie Fumel Technologies, succédant à la Sadefa, est spécialisée dans les tuyaux de fonte et pièces moulées pour l'automobile; reprise par ses salariés en 2003 (30% des parts), sous l'autorité d'un cadre de chez Peugeot, elle n'a plus que 380 emplois.<br />
<br />
<br />
<br />
L'usine de Fumel.<br />
Fumel est en Aquitaine une exception et s'est presque toujours trouvée en position de fragilité. L'usine est née de peu: un premier haut fourneau en 1847, sur une tradition de récolte de fer dans les sables sidérolithiques des environs, et de travail au charbon de bois. C'est la construction des voies ferrées qui lui donne de l'élan, et elle est rapidement propriété de la Compagnie Paris-Orléans des Pereire. Dans les années 1870 elle passe à la Société Métallurgique du Périgord, qui l'oriente vers les tuyaux de fonte, dont elle devient un spécialiste, et les plaques d'égouts, profitant de l'équipement progressif des villes en adduction d'eau. Le rapprochement avec le groupe Pont-à-Mousson ouvre ses marchés; un barrage hydroélectrique est construit sur le Lot, un four électrique installé en 1945, Pont-à-Mousson intègre l'usine en 1970, époque faste où les besoins de Parentis et de Lacq, comme l'irrigation des Coteaux de Gascogne, élargissent encore ses marchés. Mais cette dépendance porte ses dangers: la firme se reconcentre en Lorraine, le dernier haut fourneau s'arrête en 1987, l'usine s'oriente vers la fonderie pour automobiles. Elle devient en 1988 Société aquitaine de fonderie automobile (Sadefa), et elle est cédée en 1988 au groupe Valfond, qui dépend de l'UBS (Union des banques suisses); celle-ci met l'usine en liquidation en 2003; la lutte syndicale et le soutien du Conseil régional permettent aux salariés de reprendre et remettre en fonction l'usine, mais avec 382 emplois seulement. On y entretient une ancienne machine de Watt, qui se visite.
http://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/546024/mil/4347449.htmlici et là.... ça continue: 300 emplois directs menacés, 600 à 700 emplois indirects!!!! Donc beaucoup trop de familles supplémentaires en difficulté et ce n'est sans doute pas fini...
@mcJe n'ai lu que des morceaux de Guillebaud mais ce que j'en ai lu est effectivement intéressant. C'est en plus souvent clair et compréhensible et réaliste.