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Un monde d'abondance.

Il est moralement inacceptable que 840 millions de personnes souffrent de la faim dans un monde d’abondance. C’est dans cet esprit que la communauté internationale a réaffirmé à plusieurs reprises son engagement de lutter contre la faim. Au Sommet mondial de l’alimentation de 1996, à Rome, en particulier, des représentants de 185 nations et de la Communauté européenne se sont fixé pour objectif de réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées d’ici 2015. La Déclaration du Millénaire des Nations Unies a réaffirmé un certain nombre d’objectifs fixés par des conférences et des sommets dans les années 90, notamment celui de réduire de moitié l’incidence de la faim. A sa cinquante-sixième session en 2001, l’Assemblée générale des Nations Unies a par la suite repris huit de ces objectifs pour en faire les Objectifs de développement pour le Millénaire, le premier appelant à réduire, d’ici 2015, la proportion de la population vivant dans l’extrême pauvreté et souffrant de la faim.

 Un consensus international se dessine sur la nécessité de mettre en œuvre le droit à la nourriture. Bien que ce droit ait été pour la première fois expressément énoncé dans les années 40, dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans l’Acte constitutif de la FAO (qui assigne à la FAO la mission de «libérer l’humanité de la faim»), peu de progrès ont été accomplis dans sa mise en application. Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies a facilité la mise en application de ce droit fondamental en adoptant, en 1999, l’Observation générale sur le droit à la nourriture, qui précise comment les Etats peuvent s’acquitter de leurs obligations à respecter, protéger et mettre en œuvre ce droit.

Malheureusement, en dépit de ces engagements, peu de mesures constructives ont été prises pour éradiquer la faim. Le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde ne diminue pas assez vite pour atteindre l’objectif ambitieux, mais pragmatique, du Plan d’action du Sommet mondial de l’alimentation de 1996. Le Plan appelle à réduire le nombre de personnes sous-alimentées de 816 millions en 1990-1992 (période de référence) à 408 millions, d’ici à 2015. Les derniers chiffres de la FAO indiquent que, pour atteindre cet objectif, il faudrait une réduction annuelle de 26 millions de personnes, contre le chiffre moyen de 6 millions enregistré vers la fin des années 90. Même cette lente amélioration semble s’être arrêtée à la fin des années 90, éloignant ainsi beaucoup la possibilité d’atteindre l’objectif fixé d’ici à 2015. Le fait que les faibles progrès enregistrés se soient concentrés sur une poignée de grands pays est également inquiétant. Dans la majorité des pays en développement, le nombre de personnes sous-alimentées a augmenté ou n’a pas varié de façon significative.


Source: www.fao.org.
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M
http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article1307.htmlhttp://www.decroissance.info/Entretien-Hubert-Vedrine-Serge
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A
Il ne suffit pas d'espérer...........et le temps pour qu'il n'en soit pas toujours ainsi nous est de plus en plus compté.Npus pouvons de moins en moins dire: "laissons le temps au temps"
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A
Mais - pour l'instant - nous n'arrivons pas à mettre en place ce qu'il faut pour qu'il en soit autrement mais je veux espérer qu'il n'en sera pas toujours ainsi.
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A
"Nul n'a droit au superflu tant que chacun n'a pas le nécessaire." En juin 1992, le Sommet de la Terre à Rio de Janeiro par les nations Unies, formule les grands principes du développement durable.................Le premier grand principe énoncé place l'homme au coeur de ce projet planétaire: "Les êtres humains sont au centre des préoccupations  qui articulent "environnement" et "social". Ils ont droit à une vie saine et productive, en harmonie avec la nature."Mais........   
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