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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 18:09

"En cet hiver 1941-1942, les Parisiens semblaient prendre réellement conscience de leur malheur, car la suspicion générale s'était installée, alimentée par un instinct de survie, un égoïsme animal, qui poussait chacun à se replier sur ses besoins, ses intérêts, sa tribu. Le voisin était un ennemi, un concurrent potentiel, et l'on s'en méfiait. On se méfiait de tout et de tout le monde. (...) Tout était douteux, rien n'était clair. La grisaille était de rigueur et la peur, réelle, impalpable, rampante, tissait peu à peu sa toile sur la grande cité."

 

Extrait de "Les fidélités successives" de Nicolas d'Estienne d'Orves, pages 427-428, Albin Michel, Juin 2012.

 

Detail-de-L-Enfer-Hieronymus_Bosch.jpg

 

Source photo: images google.

 

"L'Enfer" de Jérôme Bosch.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by André Lugardon - dans journalperso
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commentaires

CLEMENT 30/12/2012 18:52


Ah, ce n'était plus les années "glorieuses" ! Et s'il y avait  suspicion c'était à cause de la délation, je crois, et la chasse aux juifs.


Orane

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