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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 10:31

Que chacun de nous soit de gauche ou de droite, catho ou pas, néo conservateur ou néo marxiste, les évènements s’enchaînent depuis la fin du communisme russe. Et à chaque évènement qui se produit nos schémas de pensées traditionnels sont bousculés. Je suppose que d’ici la fin de l’été nous y verrons plus clair. Peut-être même avant? La construction européenne change de nature. Est-ce que nous vivons la fin du « couple » franco allemand? Est-ce que l’on va avec la Grèce vers un divorce par » consentement mutuel du plus fort »? Est-ce que l’Europe de demain sera une Europe autour de l’Allemagne réunifiée? Et la situation internationale quel poids elle aura sur l’Europe de demain?

Posté par Mi♭ le Samedi 4 juillet 2015 Á 9:35

Le poids ou le regard de l’Amérique : celle du Sud, celle de la théologie de la Libération où le peuple entier et non seulement les « élites », sont « élus » au sens biblique. Intéressant de voir l’Eglise « grecque » opter pour l’Europe, celle qui va sur ses 70 ans mais qui est bien loin toutefois des projets des 4 fondateurs :

Jean Monnet (1888-1979) : l’initiateur de l’organisation économique de la CECA.

Robert Schuman (1886-1963) : le penseur de l’Europe communautaire source de paix.

Konrad Adenauer (1876-1967) : l’Europe, la bouée nécessaire pour l’Allemagne.

Alcide De Gasperi (1881-1954) : pour qui le renouveau de l’Italie passait par l’Europe.

En ce temps là on n’avait pas peur d’avoir une âme et de tout faire pour rendre impossible la guerre. On s’est assoupi, hélas, sur les « succès » économiques et on a oublié les idéaux et donc l’aspect politique. Le replis nationaliste et les intérêts égoïstes des lobbys, gangrènent hélas cette belle et bonne intuition / institution, l’argent est détourné, gaspillé souvent, notamment dans le Sud…

Posté par Mi♭ le Mardi 7 juillet 2015 Á 10:26

Quand la prospérité économique permet de disposer d’un accès aux épargnes abondantes pour un très faible coût, voire à un taux négatif, on voit tout de suite combien le placement, ou la spéculation sur la dette Grecque, devient une affaire juteuse car le taux d’intérêt demandé « aux pays à risques », comme la Grèce, est de 15%. On peut vite imaginer le désastre que cela entraîne : emprunter toujours plus pour ne payer que les « intérêts de la dette. » et partant faire croître cette dette. La belle aubaine, se faire de la laine sur le dos des pauvres !!! Oh, les créanciers de la Grèce jusqu’à présent ont été gentils ; ils ont même déjà annulé 250 Mds d’€ de dette. Mais en réalité le système qui régit ces mouvements de fonds a fait que 220 Mds d’€ ont été aussitôt versés aux banques créancières, en majorité allemandes, mais aussi françaises et même italiennes. Conclusion comme toujours, pour qu’il y ait des riches il faut des pauvres car ce sont ceux-ci qui enrichissent les riches pendant qu’ils deviennent toujours plus pauvres. C’est un système déjà rencontré avec les pays du tiers-monde ; nos pseudos aides d’Etats à Etats, ne sont que des effets d’annonce qui en réalité rendent toujours plus esclaves ceux qui reçoivent « nos » aides et qui très souvent les placent dans l’achat d’armes inutiles. Non les riches ne payent pas les pensions ou les salaires des grecs. Ils s’assurent un bon taux de rendement et un commerce fleurissant pour leur industrie.. Le système est pervers il n’est plus conforme à l’idéal du 9 mai 1950 basé sur le principe du plus riche qui aide le plus pauvre (CECA). La France a été la première à briser cet idéal en refusant par référendum en 2005 la Constitution d’une UE plus fraternelle, celle où l’argent sert à élever et non à écraser le plus faible !

Source: http://rome-vatican.blogs.la-croix.com/pourquoi-la-grece-interesse-aussi-le-pape-francois/2015/07/02/

Guillaume de Prémare 11 juillet 2015 at 18 h 34 min

Quelle est la question au cœur de toute cette affaire et de ce billet – au-delà de la Grèce ? C’est celle d’un changement de système, d’un changement structurel. Nous savons que la question d’une éventuelle alternative structurelle pour l’Union européenne est en fait très liée à la question d’une éventuelle alternative économique globale. Ici, nos opinions sont fragiles parce que le « système » nouveau qui pourrait se substituer à l’ancien n’apparaît pas clairement ; et que la critique d’un « système » n’offre pas automatiquement une solution. D’autant moins que, comme le souligne ce billet, la parabole du bon grain et de l’ivraie s’applique par excellence en politique. Puisque nos opinions – aussi légitimes soient-elles – sont fragiles, il faut aussi essayer de s’appuyer sur autre chose que nos opinions. Pour avancer, je pense que nous pouvons nous appuyer sur la solidité du pape François. Sa pensée est, à mon avis, le socle d’un renouvellement de notre réflexion commune. Voici ce qu’il a affirmé hier avec force hier en Bolivie : « J’insiste, disons-le sans peur : nous voulons un changement, un changement réel, un changement de structures. On ne peut plus supporter ce système. » Si le pape y va si fort dans son discours aux mouvements populaires, c’est parce qu’il reconnait dans le système économique actuel ce qu’il nomme une « dictature subtile ». Il appelle même à « une résistance active au système idolâtrique qui exclut, dégrade et tue », à « une alternative humaine à la globalisation qui exclut ». Mais il reconnaît lui-même, avec humilité, qu’il n’a pas de baguette magique et qu’un changement de « structure » ne saurait être le fruit d’un processus de court-terme lié à une conquête de pouvoir : « Nous avons appris douloureusement qu’un changement de structures qui n’est pas accompagné d’une conversion sincère des attitudes et du cœur finit tôt ou tard par se bureaucratiser, par se corrompre et par succomber. Voilà pourquoi me plaît tant l’image du processus, où la passion de semer, d’arroser sereinement ce que d’autres verront fleurir, remplace l’obsession d’occuper tous les espaces de pouvoir disponibles et de voir des résultats immédiats. » Je pense que ce sont nos « obsessions » qui sont ici fortement remises en cause. Le pape a déjà développé cette idée des « processus » dans Evangelii Gaudium, distinguant le « temps » et « l’espace », appelant à travailler sur le « temps » des « processus » plutôt que de chercher à « occuper tous les espaces de pouvoirs », ce qui, selon lui, « rend fou ». Et il ajoute dans EG : « Le temps ordonne les espaces ». C’est la clé… Depuis le début de cet incroyable pontificat, il y a trois documents majeurs qui abordent la question systémique : Evangelii Gaudium ; Laudato si’ et ce discours aux mouvements populaires, prononcé hier. Je pense que nous pouvons y trouver la feuille de route de la vocation sociale et politique des catholiques, laquelle est partageable à tous. Ces trois documents sont à étudier en profondeur. Si nous le faisons, si nous acceptons de remettre en cause nos opinions fragiles, si nous partageons une recherche sincère de la vérité, je suis convaincu que nous délaisserons petit à petit nos « obsessions » et que nous verrons progressivement se dessiner un chemin.

Source:http://www.koztoujours.fr/grece-le-triomphe-de-la-democratie#comment-78347

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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 09:42

Je sais que je ne vis pas dans un monde de Bisounours. Je sais que le monde n'est pas et n'est pas prêt d'être comme j'aimerais qu'il soit. Je sais que je ne suis qu'un grain de sable de la blogosphère. Je ne sais pas au moment où j'écris ces lignes ce qu'il va advenir de la Grèce. J'espère que l'Europe fera mieux qu'en Iran, en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Libye. Je rêve d'un monde où l'argent ne serait pas Roi mais serviteur. Je rêve d'un monde où tout le monde serait convaincu que l'argent se prête sans intérêt. Oui je sais je suis un rêveur. Et nous ne vivons pas dans un monde de Bisounours... Mais rêver de beaux rêves c'est bon pour le moral...

Un peu d'Histoire pour rêver à un monde meilleur:

"En 1745, il est demandé au pape Benoît XIV si la ville de Vérone peut emprunter à 4%. En réponse, dans l’encyclique Vix pervenit, le pape rappelle que l’usure est interdite quel que soit son taux : dans un contrat de mutuum (prêt de consommation) on ne peut pas exiger de récupérer plus d’argent qu’on en a prêté, même une somme modeste, à cause même de ce prêt. Cet enseignement est traditionnel car l’argent n’est pas productif en soi ; il ne peut pas être loué (il est fongible) et donc on ne peut, sans injustice, récupérer plus qu’on a prêté car on n’a pas travaillé pour cela. L’argumentation lie la propriété et le travail : si on n’est plus propriétaire de l’argent qu’on a prêté on ne peut pas le faire travailler pour soi."

Lire la suite....

Je sais... je sais pas...
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 15:37

Ce n’est pas aux Grecs dans leur ensemble à rembourser des dettes dont certains d’entre eux ne sont pas responsables. Tout comme nous n’avions pas à « sauver » les banques françaises lorsque certaines se sont retrouvées en grandes difficultés pour des raisons dont ni vous ni moi n’étions responsables. Bien entendu on ne doit pas dépenser plus qu’on ne gagne, bien entendu on doit rembourser quand on emprunte mais on ne doit pas répartir les dettes faites par quelques uns sur l’ensemble d’une population et nous n’avons pas ni en Grèce ni en France à payer les erreurs de gestion de quelques personnes.

Petit souvenir historique: http://www.ina.fr/video/I00012536 Aujourd’hui ce n’est pas l’Europe l’Europe qui ferait bondir De Gaulle sur sa chaise mais la Grèce la Grèce. Comme un train peut en cacher un autre , la Grèce présente sur tous les médias y compris internet occulte d’autres débats qui ne se font pas . Par exemple fallait-il "lâcher" le shah d’Iran? aller en Afghanistan? en Irak? en Libye? le bilan de tout ça est-il globalement positif? Nous n’en discutons pas ou peu. Quel va être le prochain pays déstabilisé? l’Algérie? la Tunisie? l’Egypte? l’Italie? Nous n’en discutons pas ou peu. L’Europe aujourd’hui c’est qui? c’est quoi? Pour terminer par un dernier clin d’œil historique, l’Europe c’est combien de divisions?

Le point de vue de François d'Alançon sur son blog du journal La Croix "Vu du Monde" :

http://monde.blogs.la-croix.com/grece-les-consequences-geopolitiques-dune-sortie-de-la-zone-euro/2015/06/30/

Rappel sur la crise économique du Mexique en 1982:

http://cadtm.org/La-crise-de-la-dette-mexicaine-et

Les Grecs les Grecs.
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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 08:50
Le monde de demain?

Le monde de demain:

Fin de la domination du monde par les USA?

Fin de l'Europe?

Les prochains maîtres du monde: la Chine ? La Russie ?

Demain de plus en plus de pays Arabes et Africains vivront-ils sous la charia?

Que va faire Israël si l'Etat islamique d'Irak et de Syrie devient une réalité qui dure?

Que va-t-il advenir des Palestiniens?

Que va faire l'Allemagne réunifiée fière d'elle-même et de son mark, sure d'elle même, et à nouveau dominatrice?

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 15:16
Un peu de provoc!

Vive la pollution et le réchauffement climatique et tout le progrès qui va avec.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 10:35

Lavardac, Lot-et-Garonne, samedi 30 mai 2015, 19h.

L'abbé Laurent Camiade nous avait invités à une rencontre chrétiens musulmans à la salle polyvalente. C'était une première à Lavardac. Les consignes étaient simples: porter son couvert, une entrée, un dessert. Les grillades étant fournies sur place.

Nous avons été plus de 120 à répondre à son invitation. Nous nous sommes retrouvés dans une vaste salle très bien décorée avec de vraies fleurs. Tout avait été fait pour que le lieu soit accueillant, agréable. Disposition des tables, des chaises; nappes, serviettes, assiettes de couleurs différentes. Un lieu pour l'apéritif, un lieu pour le repas. Une bonne sono.

Nous étions tous plus ou moins dans la retenue, l'observation, l'étonnement d'être si nombreux. Nous nous demandions tous plus ou moins comment cela allait se passer? Mais dès l'apéritif, sans alcool, les contacts se sont établis entre nous naturellement et les discussions se sont engagées en un premier temps pour savoir qui était qui, d'où il venait, qu'est-ce qu'il faisait dans la vie.

L'apéro terminé, les équipes de musulmans et de chrétiens qui avaient préparé cette soirée se sont présentées. Ils nous ont expliqué leur motivation: être des artisans de paix.

Avant de passer à table, l'abbé Laurent Camiade nous a fait quelques suggestions: ne pas rester entre nous mais au contraire nous mélanger, ne pas hésiter, dans le respect de l'autre, à nous parler pour de vrai, à aborder tous les sujets y compris religieux. Je n'ai pas circulé de tables en tables mais là où je me trouvais ces suggestions ont été suivies sans difficultés. Nous ne sommes pas restés entre nous. Et tout au long du repas les discussions sont allées bon train.

Le repas, il faut en dire quelques mots tout de même: les entrées excellentes, des mélanges d'odeur et de saveur grâce aux herbes et aux épices; les grillades savoureuses et les desserts: un véritable bouquet final de feu d'artifices! Le thé très bien aussi.

Signe que la soirée a été réussie: le temps passait, le repas était terminé et nous étions toujours là peu pressés de rentrer chez nous. Et nous avons exprimé un souhait: qu'il y ait une suite à cette première rencontre chrétiens/musulmans de Lavardac.

Puissions nous ainsi donner tort à Romain Gary: "Si les hommes de notre temps ne trouvent pas aux problèmes qui déchirent le monde de solutions fraternelles, c'est peut-être la condamnation des hommes de notre temps, ce n'est pas une condamnation de la fraternité".

Photos jfs47
Photos jfs47

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:48
Source photo: Google Images
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Cynthia est une jeune conteuse tricoteuses d'Histoires comme elle se définit elle-même.

Voir sur le lien suivant ses débuts de conteuse:

https://www.youtube.com/watch?v=VSWFlrNFA0A

Pour en savoir plus sur elle et pour la contacter:

http://ahdescontes.blogspot.fr/

Pour la joindre:

C'est tout simple, en pianotant sur son téléphone : 06.81.74.38.99

En pianotant sur son ordinateur: cynthiatapie@yahoo.fr

En pianotant sur une feuille de papier: 16 bd De Lattre de Tassigny 47400 TONNEINS

En venant la voir conter...(voir "agenda" sur http://ahdescontes.blogspot.fr/p/agenda.html )

En pianotant sur un piano, ça peut fonctionner aussi... nous dit-elle sur son blog.

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 12:28
De Sénèque.

"Les infortunes d'autrui ne nous font pas comprendre qu'elles sont communes à toute l'humanité." (...) "Ce qui peut frapper l'un peut frapper tous les autres."

Sénèque, "Consolation à Marcia".

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 16:07
La source des prochains conflits?

"Eau, tu n'as ni goût ni couleur ni arôme, on ne peut pas te définir, on te goûte sans te connaître. Tu n'est pas nécessaire à la vie: tu es la vie. Tu nous pénètres d'un plaisir qui ne s'explique point par les sens. Avec toi rentrent en nous tous les pouvoirs auxquels nous avions renoncé. Par ta grâce s'ouvrent en nous toutes les sources taries de notre cœur. Tu es la plus grande richesse qui soit au monde et tu es aussi la plus délicate, toi si pure au ventre de la terre. Tu n'acceptes point de mélanges, tu ne supportes point d'altération, tu es une ombrageuse divinité. Mais tu répands en nous un bonheur infiniment simple."

Antoine de Saint Exupéry, "Terre des Hommes".

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 09:14
De l'enseignement. (2)

« La crise de l’enseignement n’est pas une crise de l’enseignement ; il n’y a pas de crise de l’enseignement ; il n’y a jamais eu de crise de l’enseignement ; les crises de l’enseignement ne sont pas des crises de l’enseignement ; elles sont des crises de vie ; elles dénoncent, elles représentent des crises de vie et sont des crises de vie elles-mêmes ; elles sont des crises de vie partielles, éminentes, qui annoncent et accusent des crises de la vie générale ; ou si l’on veut les crises de vie générale, les crises de vie sociales s’aggravent, se ramassent, culminent en crises de l’enseignement, qui semblent particulières ou partielles, mais qui en réalité sont totales, parce qu’elles représentent le tout de la vie sociale ; c’est en effet à l’enseignement que les épreuves éternelles attendent, pour ainsi dire, les changeantes humanités ; le reste d’une société peut passer, truqué, maquillé, l’enseignement ne passe point, quand une société ne peut pas enseigner, ce n’est point qu’elle manque accidentellement d’un appareil ou d’une industrie ; quand une société ne peut pas enseigner, c’est qu’une société ne peut pas s’enseigner ; c’est qu’elle a honte, c’est qu’elle a peur de s’enseigner elle-même ; pour toute humanité, enseigner, au fond, c’est s’enseigner ; une société qui ne s’enseigne pas est une société qui ne s’aime pas ; qui ne s’estime pas ; et tel est précisément le cas de la société moderne. »

Charles Péguy, « Pour la rentrée » ,1904.

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