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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 10:24

Le site Herodote.net nous dit:

 

"En 1798, le gouvernement du Directoire achète du blé à la Régence d'Alger pour les besoins de l'expédition du général Bonaparte en Égypte. Le blé est financé par un emprunt de la France auprès de familles juives d'Alger. Celles-ci demandent une garantie du dey qui gouverne la ville.

En 1827, le dey d'Alger, Hussein, frappe «du manche de son chasse-mouches» le consul de France Deval, un affairiste qui refuse non sans insolence de s'engager sur le remboursement du prêt.

Le président du ministère français, Villèle, demande réparation au dey pour l'offense faite à son consul mais n'obtient aucun semblant d'excuse.

Confronté deux ans plus tard à la fronde des députés, le roi Charles X éprouve le besoin de restaurer au plus vite son image. C'est ainsi que, le 3 mars 1830, dans le discours du trône, il évoque pour la première fois l'idée d'une expédition punitive destinée à obtenir réparation de la dette ainsi qu'à détruire le repaire de corsaires installé dans la régence d'Alger et mettre fin à l'esclavage.

Le comte Louis de Bourmont, ministre de la Guerre dans le gouvernement Polignac, est nommé «Commandant en chef de l'expédition en Afrique»

Les journaux de l'opposition multiplient les critiques à l'égard de ce militaire sans envergure. «M. de Bourmont veut être maréchal : il mérite le bâton !» écrit Le Figaro. Mais la flotte n'appareille pas moins de Toulon le 25 mai 1830 avec 453 navires, 83 pièces de siège, 27.000 marins et 37.000 soldats.

Les troupes françaises débarquent sur la plage de Sidi Ferruch, à 25 km d'Alger. Pendant ce temps, la flotte bombarde les défenses de la ville, en particulier la citadelle de Fort-l'Empereur, ainsi nommée en souvenir de Charles Quint !

Le dey capitule enfin le 5 juillet, après plusieurs jours de difficiles combats."

 

L'encyclopédie en ligne wikipédia nous dit:

 

" En 1830 des tribus prêtent allégeance à la France. Dès 1831, des bataillons de soldats « indigènes » sont mis sur pied et participent aux opérations de conquête de l'Algérie aux côtés des militaires français. En 1856 trois régiments de tirailleurs algériens font partie intégrante de l’armée française. Ces tirailleurs s’illustrent ensuite dans la plupart des campagnes du Second Empire et de la III ième République puis lors des deux Guerres mondiales. Ainsi, dans certaines familles musulmanes, se développe une vraie tradition militaire tournée vers la France. Dès le début de la guerre d’Algérie, le recours aux soldats algériens de souche musulmans apparaît non seulement nécessaire mais aussi indispensable à l’armée française." On les désigne par le mot "harkis".

   

Je n'ai pas su trouver le nombre exact de harkis qui ont servi dans l'armée française pendant la guerre d'Algérie. Peut-être 180 000. Peut-être plus. Cette guerre se termine après les accords d'Evian du 18 mars 1962 par l'indépendance de l'Algérie. Avec pour conséquence immédiate l'exode de la population des Européens d'Algérie, dit Pieds noirs ainsi que le massacre de plusieurs dizaines de milliers de musulmans pro-français, les "harkis". Certains parviendront à regagner la France. ( 65 000 ? )

 

   

Le site www.harkis.com nous dit:

Six centres d’accueil sont mis en place : à Bias dans le Lot-et-Garonne, à Bourg-Lastic dans le Puy-de-Dôme, à La Rye dans la Vienne, au Larzac dans l’Aveyron, à Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales, à Saint-Maurice l’Ardoise dans le Gard. Les conditions de vie y sont très dures.

 

 

 

Pour en savoir plus:

 

 

http://www.harkis.com/article.php3?id_article=28

 
camp-de-rivesaltes.jpg
Camp de Rivesaltes, source photo: Images Bing.
 

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Published by Mathilde Jougla - dans journalperso
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commentaires

André Lugardon 10/10/2013 09:51


Merci Monsieur Louanchi de votre commentaire qui nous rappelle et pour certains d'entre nous nous apprend la réalité d'une époque récente peu évoquée dans notre pays.

louanchi 09/10/2013 21:52



HARKIS LES CAMPS DE LA HONTE

lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news


En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de
Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du
village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions
hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un
seul aujourd'hui se décide à parler.


35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser
le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.


Sur radio-alpes.net - Audio -France-Algérie : Le combat de
ma vie (2012-03-26 17:55:13) - Ecoutez: Hocine Louanchi
joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)
Interview du 26 mars 2012 sur radio-alpes.net

CLEMENT 09/10/2013 11:14


Merci d'avoir raconté l'Histoire, que j'ignorais en grande partie. Orane

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