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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 09:53

Koz a écrit:

 

"La polémique sur le traitement des Roms n’était pas achevée que plus de 350 personnes ont sombré dans la Méditerranée. 350 personnes. 350 destins, autant d’espoirs, autant de rêves et autant d’amours. Autant de vies de misère en Somalie, en Erythrée.

Il s’agirait de vieux et de moches, cela devrait être pareil. Mais ce sont aussi des femmes et des petits, saints innocents dont la vie s’est achevée dans un voyage sordide, les cris, la terreur, la nuit, puis la mort, noyés.

Je le sais, certains auront lu ces lignes avec agacement, y trouvant du pathos. Je l’ai fait aussi. Pour ne pas se laisser toucher, bousculer, pour ne pas penser aux conséquences, parce que Lampedusa est presque loin, parce qu’il est plus facile de passer à autre chose, parce qu’on n’y peut pas grand-chose tout seul, parce que ce serait la fatalité. Dans le meilleur des cas.  

Dans d’autres cas, je l’ai lu, parce qu’il faudrait penser d’abord au risque de remplacement culturel qui guetterait l’Europe voire parce qu’ils sont entrés illégalement (et je vous passe l’emphase sur le « illégalement« ). Par peur, aussi. Peur de voir disparaître ce que nous sommes.

Je peux le comprendre en partie mais en partie seulement. Excuser tous les égoïsmes par la peur ne peut pas durer. On écoute, on comprend, en disant : « ces gens ont peur« . Mais la peur, elle est lâche, aussi, et ça se guérit à grands coups de pompes dans le derrière.

Le pape a dénoncé une « mondialisation de l’indifférence« , et il a bien fait. Si les réactions ont fini par poindre, on a pu observer un retard à l’allumage. Vendredi, seuls trois quotidiens – La Croix, Ouest France et Sud Ouest1 – avaient pris la mesure de la tragédie, et consacré leur Une à la mort de plus de 350 personnes. D’autres ont employé une formule très justement dénoncée par Pascal Riché : un drame de l’immigration. Les politiques aussi ont eu un temps de latence. Matignon et l’Elysée ont marqué le pas. Il n’y a pas si loin de ce temps de latence à l’indifférence."

 

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Source photo: Flickr.

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Published by Mathilde Jougla - dans journalperso
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commentaires

André Lugardon 15/10/2013 11:34


Parce que le rêve utopique devient parfois réalité. Parce que notre pays est un Eldorado par rapport au leur. Parce qu'ils ne veulent pas mourir sans avoir rien tenté. C'est leur vitalité, leur
force, l'envie de ne pas mourir chez eux de misère qui les emmènent chez nous. Et c'est ainsi depuis la nuit des temps.

CLEMENT 15/10/2013 10:22


Ces immigrés ne fuient pas tous une guerre, mais la pauvreté, espérant trouver un eldorado en Europe. Ils connaissent les dangers de ce qui les attend : la mer, les barques surchargées et les
gardes, càd la mort assurée. Question : pourquoi ne préfèrent-ils pas mourir dans leur pays plutôt que de céder à un rêve utopique ? S'ils comptent sur la solidarité internationale, ils font tout
autant fausse route ! Orane

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