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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 17:25

"Toutes les femmes politiques subissent du sexisme c'est à dire qu'elles sont critiquées sur ce qu'elles sont mais pas sur ce qu'elles font. Elles sont ainsi renvoyées à leur genre lorsque leurs idées politiques, leurs propositions de loi ne conviennent pas à leurs opposants. On va ainsi renvoyer une femme à "garder les enfants" ou "à ses casseroles". Lors de la proposition de loi sur les 35 heures, un chef d'entreprise proposa d'envoyer à Martine Aubry un bataillon de parachutistes ; pour lui, il était évident qu'une telle proposition ne pouvait avoir été dictée par la raison, mais par la frustration sexuelle. Lors de l'élection à la députation de Marion Maréchal-Le Pen, beaucoup ne se privèrent pas de créer des photo-montages pornographiques au lieu de l'attaquer sur le terrain des idées. Les femmes sont ainsi renvoyées au sexe et à leur sexe. Rachida Dati fut attaquée pour sa futilité et son goût pour la mode, alors que Sarkozy, au même moment, hésitait entre Rolex et yacht de Bolloré. Inutile de préciser que pendant que l'une était dite futile et donc incompétente pour le poste auquel elle avait été nommée, y compris au sein de son propre camp, l'autre était simplement bling bling.  Cécile Duflot dut affronter des sifflets en pleine assemblée nationale pour une simple robe ; et Roselyne Bachelot, alors qu'elle entamait une carrière de chroniqueuse, dut affronter des critiques sur son physique du mince, superbe et éternellement jeune Balkany. Il ne s'agit évidemment pas de considérer qu'une femme ne doit pas être critiquée, mais de considérer la nature des critiques qui touche le genre et pas l'action menée".

 

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Published by Mathilde Jougla - dans journalperso
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André Lugardon 17/11/2013 09:40


C'est toujours un plaisir pour moi de lire Guillebaud et de réfléchir ensuite à ses analyses. A ce qu'il nous dit aujourd'hui j'ajouterai que nous venons de vivre 60 ans de paix. C'est assez
exceptionnel dans l'Histoire de notre pays. J'ajouterai aussi que ce qui perturbe notre pays gravement c'est la dégradation de l'emploi pour tous. Les questions que j'aimerais  poser à
Guillebaud si je le rencontrais:


L'Europe peut-elle imploser comme l'ex Urss? l'ex Yougoslavie? Peut-elle se balkaniser? se libaniser? 

LAFAGE 17/11/2013 07:40


Dernier article de J.C. Guillebaud dans La Vie de cette semaine... L'analyse de ce qui se passe est parfaite... Je ne sais pas si cet article colle avec ton texte, mais j'avais envie de le partager...


Manifestement quelque chose est en train de s’emballer dans la société française. De semaine en semaine, l’atmosphère devient plus
irrespirable. Avec la régularité d’un ressac, l’actualité ramène de nouvelles occasions d’injures, de soupçons, de dénonciations moralisatrices et détestations rivales. On est passé du mariage
gay à la colère bretonne, du racisme « revenu » aux violences corporatistes, de l’austérité subie à la transparence proclamée, de l’injure faite aux juges à l’obsession répressive,
etc.


Chacun de ces épisodes est scruté avec un brin d’effroi, comme sont suivis avec soin les clapotis rebelles sur le front social ou sociétal. Finirons-nous par entrer dans une
séquence « pré­fasciste » ou « pré-insurrectionnelle » ? Hier chuchotée, la question est maintenant posée à voix presque haute. C’est un signe. Chacun flaire dans l’air
du temps quelque chose d’empoisonné. Mais quoi, au juste ? On rabâche les mêmes analyses sur le « populisme » et les partis extrêmes. Notre lanterne n’en est pas éclairée pour
autant. Ces analyses ne mordent plus sur le réel. S’il y a le feu dans la maison France, nul ne sait où se trouve le foyer et comment se propagera l’incendie.


Je propose une piste. La mécanique infernale qui s’est enclenchée ne relève plus vraiment de la politique au sens classique du terme. Elle devient plus lisible si on lui
applique une analyse d’ordre anthropologique. Disons que nous risquons, à tout moment, d’entrer dans une guerre de tous contre tous, dans ce que René Girard appelle un « emballement
mimétique ». Qu’entend-on par là ? Que tout à son combat, chacun des clans affrontés nourrit sa haine de la haine de l’autre, de telle sorte que le jeu devient circulaire. La figure
diabolisée de l’adversaire finit par éclipser l’objet initial de la rivalité. Pourquoi s’affrontait-on au juste ? À la fin, la question n’a plus tellement d’importance. Les rivaux deviennent
des doubles, des jumeaux interchangeables qui ne se battent plus pour quelque chose mais, implacablement, contre quelqu’un.


Ces mécanismes assez bien connus conduisent à une rivalité insoluble. Elle ne pourra être apaisée que d’une seule façon : grâce à la désignation d’un bouc émissaire qui
réunira tout le monde dans la commune détestation d’un pseudo « coupable ». Craignons qu’il en soit ainsi demain ou après-demain. Les boucs émissaires ne manquent pas ces temps-ci…


Ajoutons qu’intervient un élément accélérateur : les nouvelles technologies de l’information et les réseaux sociaux. À mesure que s’accroît l’emballement mimétique, ces
outils deviennent autant de « tuyaux » par où transitent des messages à la vitesse de la lumière. Dans les tweets, les soupçons vénéneux ou les désignations vindicatives finissent par
primer sur tout le reste. Quant aux commentaires postés sur les sites informatifs, ils ressemblent de plus en plus aux délations de jadis, d’autant plus ordurières qu’elles s’abritent derrière
l’anonymat. La technologie accélère ainsi « objectivement » la montée aux extrêmes.
Pour René Girard, l’amour et lui seul est capable de briser cet enchaînement mortel. Ayons l’audace d’aimer.

Mathilde Jougla 09/11/2013 08:57


J'ai été correspondant local dans un journal qui dépendait à l'époque de la Dépêche du Midi. J'y suis resté deux ans et demi. Un jour je vous raconterai. :+)

anne marie 08/11/2013 22:53


un jour j'ecrivais sur un journal qui appartenait a feu pierre fabre.........


la mairie m'appelle, et si vous faisiez un article sur tel homme politique en mettant de la pommade, j'ai tout rendu carte de presse pigiste, j'ai fait une lettre a feu pierre fabre,en lui disant
que je n'etais pas a vendre..........inutile de vous dire


qu'une journaliste m'a dit "vous avez scié la branche, et bien tant mieux!


des relations fausses,ne menent a rien ,je suis du parvis,et j'y reste


 

Mathilde Jougla 08/11/2013 22:36


Anne Marie vous me faites chaud au coeur! J'aime votre façon d'écrire et de dire les choses.

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