Avec une telle accroche, on est sûr de semer la zizanie dans la société française.
Une accroche creuse, puisqu'elle n'explique rien. Et un discours tendancieux qui cherche à créer un conflit public/privé. (ici)
Au reste, si l'on réfléchit quelques instants, et bien que cela soit beaucoup demander à certains journalistes, ce sont les médecins qui décident d'accorder des arrêts maladie, et non les salariés eux-mêmes qui se les prescrivent.
Un titre juste d'article eut été : « Les médecins accordent en moyenne 45 % d'arrêts maladie de plus aux professeurs des écoles qu'aux employés du privé ». Et du coup, le problème porterait sur ceux qui sont responsables de ces arrêts maladie, pas sur ceux qui en bénéficient. On ne va pas reprocher à une personne une décision qui ne dépend pas d'elle, n'est-ce pas ?
Par ailleurs, il est tout à fait compréhensible que dans cette profession à majorité féminine, des enseignants (en l'occurrence, des enseignantes) soient en arrêts maladie de façon récurrente, puisque ce sont elles qui sont enceintes lorsqu'un couple attend un enfant (jusqu'à preuve du contraire), et que l'arrêt de travail dans le cadre d'une grossesse s'appelle un « arrêt maladie ». À cela s'ajoute que ce sont généralement les mamans qui s'occupent des enfants lorsqu'ils sont malades. (...)
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